« Nous voulons être des épouses ! » (2)

Suite de l’article du « Sun » (New York) du 20 octobre 1912. Le compte-rendu du goûter matrimonial se permet de nombreuses entorses avec la réalité. Le billet est délicieusement biscornu, désarçonnant, désuet au possible.

« Nous voulons être des épouses ! » écrivent-elles en lettres capitales.

Rien d’aussi soudain, d’aussi important n’était jamais arrivé dans cette petite ville endormie. Aujourd’hui, on associe la prospérité à l’entrée en masse d’étrangers dans le village ; mais lorsque les premiers trains, en 1902, ont commencé à déverser des flots de candidats au mariage, même Marcel Tricot et l’Abbé Anseau ont été dépassés par le succès de leur œuvre.

« Nous savons comment préparer la soupe quotidienne comme n’importe qui » (…)

« Supposez qu’ils sont mariés de bonne foi ! » s’exclame Marcel. Seule Marie Gheude exultait. Vêtue de blanc, comme les trente autres demoiselles, Marie apparut sur le petit balcon du café Casino, fit un signe de la main vers la foule pour lui signifier de se taire et fit son premier discours matrimonial :

« Hommes du monde extérieur », dit-elle, « cette année a à peine quatre mois et nous nous exprimons avec tristesse, non avec honte, neuf mariages de jeunes hommes de Lalaing avec des filles qui viennent de loin ! C’est énorme ! C’est désolant ! Évidemment nos jeunes gens sont libres d’épouser qui ils veulent. Au lieu de les critiquer, nous allons les imiter ! Certains pensent que nous devrions cacher notre désolation parce que si la jeunesse de notre région nous délaisse, c’est qu’elle a ses raisons. Certes, on a sans doute affirmé ceci pour nous taquiner mais vous ne le croirez pas ! Nous savons comment préparer la soupe quotidienne comme n’importe qui ; nos miroirs nous disent que nous ne sommes pas quelconques et nos cœurs nous assurent que nous pourrions aimer. Nous sommes simplement victimes de la fatalité et d’intérêts égoïstes.

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Nos miroirs nous disent que nous ne sommes pas quelconques

Étrangers, regardez ces jeunes filles ! Leurs âmes sont aussi fraîches que leurs joues ! Elles ont la gaîté des oiseaux et la légèreté des papillons ! Si par instinct elles usent l’expression « quand je serai mariée », c’est parce qu’elles répondent à la vocation que la nature a mis dans le cœur de chaque femme. Et pourtant, rien de tout cela n’empêche le monde, dans sa lâcheté, d’en faire des créatures ridicules. Qui sait ce que ces braves hommes attirés vers nos goûters matrimoniaux de lointains rivages peuvent apprendre des vraies valeurs de leur patience et de leur abnégation, leur force de dévotion et d’obligeance ? Nous sommes jeunes, célibataires repentantes, regardez-nous ! Étudiez-nous et apprenez à nous connaître ! Nous voulons devenir des épouses ! »

Le succès fut soudain et frappa des peuples entiers par une combinaison obscure d’actualité, de nouveauté et de pathétique.

« Un authentique Mexicain »

« Vous me rendez poète », dit le bourgmestre. Le patronage du conseil municipal et du bourgmestre – fièrement mentionné dans les affiches et la littérature publicitaire – avait interdit dès le début le moindre doute quant au caractère des jeunes filles. Par conséquent, si parmi les trains chargés de touristes, la proportion de « célibataires repentants » était moindre que celle des simples célibataires, ils écoutèrent néanmoins les mots courageux de la demoiselle, avec une mine de réelle émotion.

Les célibataires sont venus. De Belgique seulement, 100 ont signé le Livre d’Or, afin de consigner leur présence, comme cela leur a été soigneusement expliqué. Il y eut vingt-quatre inscriptions de Paris, trois de Bordeaux, cinq de Lyon, trois de Londres. Un très brillant Mexicain et deux planteurs blancs du Congo étaient particulièrement sérieux, voulaient voir les filles instantanément et ont emporté une épouse chacun endéans les deux semaines.

« C’était un authentique Mexicain », a déclaré Marie Gheude plus fière aujourd’hui de ces premières conquêtes que des centaines qui ont suivi. « Et Julia nous écrit régulièrement ; elle est très heureuse, maîtresse d’une grande propriété, avec neuf domestiques et cinq jolis bébés. »

(Suite et fin, demain)

« Ces filles voulaient des maris, elles les ont eus » (1)

Les Américains ont digitalisé plusieurs millions de pages issues de la plupart des journaux. Certains sites permettent d’y avoir accès gratuitement et autorisent le téléchargement des pages en qualité supérieure. Comme celui du New York State Historic Newspaper qui propose près de 10 millions de pages digitalisées, téléchargeables parce que dans le domaine public (avant 1924) ou parfois libérées de droit (si utilisées dans un but non lucratif). Dans la barre de recherche, il suffit de taper « Ecaussines » (avec un seul « n ») pour avoir une sérieuse poignée de références sur la commune.

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Où est l’inscription au mariage ? demandent les célibataires endurcis

Un article du « Sun » du 20 octobre 1912 a accroché mon attention, d’autant qu’il occupait les trois quarts de la page. L’histoire que le journaliste rapporte sur le goûter matrimonial ressemble davantage à une fable qu’à un exposé fidèle. Le récit est accompagné de dessins humoristiques signés M.R. L’article est saugrenu et farci d’informations fausses. Certaines phrases, certains mots nous paraissent aujourd’hui déconcertants et incompréhensibles. Et c’est justement ce qui fait le charme de ce billet rédigé dans l’Amérique du début du XXe siècle.

Voici ce que raconte cet article. Il s’agit davantage d’une adaptation que d’une traduction fidèle, certains passages ou références étant hermétiques. Comme ce papier est long, il sera découpé en trois parties.

Les épouses écaussinnoises, riches et heureuses, écrivent de toute l’Europe et du monde entier.

Celle qui fut Mlle Marie Gheude [NDLR erronément épelé Ghende dans l’article du Sun] vient de baptiser son troisième enfant. La créatrice de la foire aux épouses qui avait trouvé des maris pour 165 compatriotes féminines, porta le chérubin jusqu’aux fonts baptismaux de l’église d’Ecaussines.

Chaque demoiselle ayant participé au goûter original est à présent mariée et heureuse. Leurs petites sœurs sont aussi mariées ou fiancées. Les vieilles filles de la campagne ne sont que des vestiges, par leur propre volonté.

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Étudiez et apprenez à nous connaître. Nous voulons être des épouses

Quarante époux se sont établis à Ecaussines et ont lancé leurs affaires ici. Les épouses écaussinoises, riches et heureuses, écrivent de toute l’Europe et du monde entier. 

L’immobilier à Ecaussines a augmenté de 1000 %. Les parcs, les jardins, les aménagements publics et la prospérité font d’Ecaussines une belle petite ville idéale de l’ancien monde.

Des filles de toute la Belgique sont inscrites dans le Livre d’Or. La presse parisienne accorde une attention toute particulière à la manifestation chaque année. Le lieu est devenu un pèlerinage obligé pour les chercheurs d’épouses.

Et tout ceci est le fruit du travail de modestes villageoises, délaissées par les jeunes gens partis à la ville.

Quel trait de génie a eu Marie Gheude lorsqu’elle a imprimé les premières affiches, commencé à envoyer les invitations et préparé le goûter matrimonial.

« Collons les affiches dans la capitale et d’autres villes belges. Faisons fièrement connaître notre cause. »

L’histoire d’Ecaussines ne diffère pourtant en rien des centaines de villes européennes, où l’émigration des jeunes gens vers les grands centres, l’influence cynique de la vie moderne et les considérations égoïstes de la dot ont laissé sur le carreau les populations féminines.

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Jusqu’à l’organisation des goûters matrimoniaux, les chances étaient de 836 à 104  que n’importe quelle Ecaussinoise finirait par devenir une dentelière, une dévoreuse de romans, une célibataire belge ridée, lisant à haute voix un roman à l’eau de rose

C’est dans cette atmosphère,  qu’est apparue la jeune Maria Gheude en 1902. Son plan était mûr. elle était soutenue par un prêtre, l’Abbé Anseaux. et un jeune homme, Marcel Tricot , rédacteur et éditeur de « La Sennette », l’organe officiel de l’Association matrimoniale d’Ecaussines-Lalaing.

« Quelque part, des hommes nous désirent. »

« Pourquoi s’angoisser quand le monde et toutes ses possibilités sont à notre portée ? » exhorta Marie Gheude. « Collons les affiches dans la capitale et d’autres villes belges. Faisons fièrement connaître notre cause. »

« Quelque part, il y a des hommes qui nous désirent. Invitons-les à un grand lunch matrimonial, le lundi de Pâques. Avec la publicité adéquate, l’événement attirera les foules à Ecaussines. Par conséquent, la municipalité nous fera la fête et parmi ceux qui sont venus pour se moquer, d’autres resteront pour jouer. »

Finalement, après avoir combattu une centaines de préjugés, trente jeunes filles ont signé l’invitation publique, toutes avec l’autorisation de leurs parents. Et bientôt, les murs vierges de Bruxelles, Liège, Anvers, Gand et Bruges, sans parler de Souvret, Bois d’Haine et Ronquières, ont fleuri avec des affiches parées de fleurs oranges sur un fond rose céleste et bleu angélique annonçant l’extraordinaire goûter matrimonial d’Ecaussinnes, le lundi de Pâques.

(La suite, demain)

L’industrie de la pierre en crise en 1915

Lors de la 1re guerre mondiale, l’activité ralentit considérablement dans les carrières écaussinnoises. Les commandes sont en régression, le chômage se répand comme une maladie honteuse. Les journaux nationaux réservent, à l’époque, quelques entrefilets à la conjoncture de l’industrie de la pierre des Ecaussinnes. Le site Het Archief a numériquement archivé l’ensemble des quotidiens publiés pendant la Grande Guerre. C’est la Bibliothèque du Patrimoine flamand, FARO et PACKED qui, en 2013, ont sollicité le Vlaams Instituut voor Archivering (VIAA) pour digitaliser ces publications de guerre désormais à la disposition du public.


Dans « La Belgique » du 2 février 1915, on observe que les carrières exportent vers la Hollande mais les Ecaussinnois ont faim et l’administration promet, par le biais du Comité de ravitaillement, de fournir de la farine. Le pain blanc sera rationné : pas plus de 150 grammes quotidiennement. « La Belgique » est un quotidien qui est édité de 1914 à 1918, pendant l’occupation sous la censure ennemie.

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Journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam, « L’Écho Belge » mentionne Ecaussinnes, dans son édition du lundi 22 mars 1915. On est en pleine guerre et la situation n’est pas brillante. L’industrie de la pierre bat de l’aile et l’échange de la monnaie devient un véritable problème aux Ecaussinnes.

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Point de nouvelles concernant les carrières dans « La Belgique » du 10 juillet 1915 mais tout de même un entrefilet mentionnant un funeste fait divers : le corps d’une jeune fille repêché dans le Trou Barette.

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« Le Bruxellois », quotidien indépendant apporte quelques détails sordides à l’affaire. Même s’il se définit en tant que journal quotidien indépendant, « Le Bruxellois » est un organe de la collaboration subventionné par l’Allemagne durant l’Occupation. Évidemment, la gazette est favorable à la politique du Reich mais rencontre cependant un large succès d’audience en Belgique. Fin 1916, 75.000 exemplaires sont imprimés chaque jour et un an après, le tirage se chiffre à 125.000 unités.

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La situation des carrières ne s’améliore pas, comme le constate cet entrefilet dans « La Belgique » du 7 septembre 1915.

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Dans l’édition du 5 décembre 1915 de « La Belgique », on note que l’hiver a des répercussions désastreuses sur l’activité qui est, en outre, victime de l’effet boule de neige. Le bâtiment est en crise aussi.

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Et comme si la déplorable situation économique ne suffisait pas, les éléments s’en mêlent. Le travail est interrompu dans les carrières, les Ecaussinnes sont inondés, la Sennette a gonflé jusqu’à 1 m 50. C’est « La Belgique » qui l’épingle dans son édition du 28 décembre 1915.

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Au seuil de l’année 1916, le ciel s’éclaircit quelque peu. Il y a des commandes de petit granit pour les carrières de Soignies et d’Ecaussinnes, même si le nombre d’exploitations en activité est faible. Aux Ecaussinnes, le travail est assuré par les Carrières du Levant et de Scouflény (qui n’ont en réalité jamais arrêté de travailler depuis le début de la guerre). « L’Indépendance belge » a été fondé peu après l’Indépendance de la Belgique (à l’époque, c’était « L’Indépendant », il adopte l’appellation « L’Indépendance belge » en 1843). D’essence libérale, ce journal est réputé pour la qualité de son actualité internationale couverte par un vaste réseau de correspondants. Extrait de « L’Indépendance belge » du 21 juin 1916.

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En activité à Ecaussinnes : les Carrières du Levant et celles de Scoufflény (PHOB)

Dans le « XXe siècle », journal d’union et d’action catholique (13 août 1916), on annonce la liquidation de la SA Carrières Druart et frères.

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Sur le thème des grèves et des revendications syndicales

Michel Desanthoine possède un livre sur le sujet qui date déjà et qui est bien entendu épuisé… Il s’agit d’un livre de 65 pages publié en 1910 : « Un grand conflit » (Dethier pour les associations patronales, Delbruyère et Martel pour les syndicats).

Chapeau bas, madame !

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Vaillant de le Burch (© Michel Desanthoine)

L’histoire du château fort est immanquablement liée à la famille van der Burch. C’est en 1620 que les comtes van der Burch prennent possession des lieux. La famille enrichit le château par l’ajout d’un appartement de style bourgeois. Ils y résideront jusqu’au milieu du 19e siècle. Retour à la famille en 1928, le chanoine Puissant revend la noble demeure au comte Adrien van der Burch, l’un des descendants de l’ancienne lignée. C’est lui qui va créer la Fondation van der Burch pour assurer la préservation du château après son décès.

Comte van der Burch
Le comte Charles Albert van der Burch (Door Dennis Jarvis from Halifax, Canada – Belgium-6673 – Count van der Burch, CC BY-SA 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=40539699)

Mais revenons un siècle en arrière. Au moment de la naissance de la Belgique. Fils du comte Charles van der Burch, seigneur d’Ecaussinnes et d’Hubersart, le comte Charles Albert van der Burch est d’abord aide de camp, au service de Guillaume 1er, roi des Pays-Bas avant de se raviser et de lutter pour l’indépendance de la Belgique. Le dernier seigneur d’Écaussinnes convole en justes noces à l’âge tendre de 17 ans. Le 30 mai 1796, il demande la main de la comtesse Félicité de Rodoan de Boussoit. Leur amour sera profond et se traduit par l’échange d’une correspondance suivie qui a été précieusement préservée au château fort de Lalaing.

Charles Albert crée, en 1814, le Régiment de Chevau-Léger et lève ce qui devient le premier Régiment de Lanciers en 1830, à Bruxelles. Son cri de guerre ? « Libre et Vaillant de le Burch ». Il devient général de division à l’armée belge et ensuite, conseiller à la Haute Cour militaire du Royaume. Il a aussi été bourgmestre d’Ecaussinnes-Lalaing entre 1808 et 1813.

Elle ne leur tire pas le chapeau

On raconte qu’il avait une espionne à son service. Un jour, elle est interceptée par des soldats hostiles au seigneur. Jeune et jolie, la femme est prestement débarrassée de ses vêtements, aux fins de mettre à jour quelques documents compromettants. Rien n’est cependant découvert. C’est qu’on n’avait pas pris la peine de la décoiffer et c’est précisément sous son chapeau qu’étaient dissimulés les papiers secrets. Preuve qu’il vaut mieux garder la tête froide en toute occasion.

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Mémorial Guillaume van der Burch (© Michel Desanthoine)

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(© Michel Desanthoine)

Blessé, le comte Charles Albert van der Burch s’éteint le 4 mars 1854 au château. Aux côtés de son épouse, née comtesse Félicité de Rodoan de Boussoit, il repose désormais au pied de l’église Sainte-Aldegonde à Ecaussinnes-Lalaing.

Auteur de l’étude « Histoire, origine et généalogie de la maison van der Burch », Guillaume van der Burch est mortellement fauché à l’âge de 33 ans, le 10 août 1914. Lors de la Première guerre mondiale, l’ennemi l’abat à Oorsmaal-Gussenhoven, il s’écroule en voulant défendre le pont sur la Petite Gette. Il était marié à Françoise de Lichtervelde.

Le blues du Spring Blues

C’est le samedi 14 mai 1988 que le premier Spring Blues Festival d’Ecaussinnes est mis sur pied, sous l’impulsion de Pierre Degeneffe qui est responsable du service culturel. C’est un passionné de blues qui mise sur un style musical authentique loin des sirènes du show business. L’avenir prouvera qu’il avait raison d’y croire car chaque année, ce sont des milliers d’aficionados du monde entier qui déferlent sur Ecaussinnes. L’affiche est toujours à la hauteur d’une réputation qui ne cesse de s’amplifier. Le Spring Blues Festival est d’ailleurs mentionné dans le mythique « Living Blues », un magazine américain dédié au blues. Faute de financement, l’événement disparaît néanmoins brutalement en 2013.

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En 1988, le Spring Blues plante son chapiteau sur la Grand Place. Plus d’un millier de personnes y seront accueillies. Les organisateurs n’ont pas froid aux yeux : le hurlant Screamin’ Jay Hawkins y est attendu. C’est un showman stupéfiant, un performer de génie dont la marque de fabrique est l’extravagance. Interprète de l’inoubliable « I Put A Spell On You » et du pétaradant « Constipation Blues » (écrit sur un siège de toilette), il avait pour habitude de commencer ses concerts en jaillissant d’un cercueil. Un rituel qui lui sauva la vie, le jour où des hordes de spectateurs surexcités envahirent la scène de Cleveland (Ohio). L’artiste se réfugia dare-dare dans son cercueil et échappa à la mort par étouffement. Le bluesman s’est éteint le 12 février 2000, laissant derrière lui… un grand nombre de femmes et 75 enfants.

Cette première édition a également vu les prestations des Belges de « The Slime Hunters » inspirés par le blues texan, d’Eddie « Guitar » Burns et de John Morris accompagnés de « B.J. Hegen Band » qui fusionnent blues rural et urbain, et d’Otis Grand & The Dance Kings dans une formule big band.

La manifestation remporte un franc succès car le chapiteau est plein à craquer mais à part des barrières, aucun dispositif n’est prévu pour empêcher les resquilleurs de pénétrer sous la toile. La moitié des spectateurs ont assisté aux concerts, à l’œil. L’année suivante, c’est donc sur le site de la plaine de jeux de Marche-lez-Ecaussinnes que le chapiteau sera désormais planté. Pour l’anecdote, les préventes s’écoulent au prix de 400 francs, soit près de 10 € (500 francs à l’entrée – un peu plus de 12 €).

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Le Belge de l’affiche, Marc Lelange

Point d’illustrations du premier Spring Blues mais quelques photos retrouvées de l’édition 1992 qui a eu lieu le samedi 9 mai. En haut de l’affiche, il y avait deux incontournables du genre : Son Seals entre blues traditionnel et rock, r’n’b, swing et Fenton Robinson considéré comme l’inventeur du blues moderne.

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Skeeter Brandon à l’orgue

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Uncle Ben Perry & Jon Morris à l’harmonica

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Son Seals & Fenton Robinson

Promenades au creux du passé d'un village qui fut coquet et coquin…