Les châteaux vus du ciel

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Voici deux belles photos aériennes extraites de la brochure due à la plume de la Comtesse Marie-Caroline d’Ursel, « Cinquante châteaux évoquent l’histoire de Belgique », ouvrage publié en 1972. On remarque les espaces plus aérés (on est au début des années 70), notamment dans la rue de la Grande Ronce (où l’on voit une prairie). Pas une seule voiture sur la Place des Comtes et pas une seule sur les routes d’Ecaussinnes non plus…

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Crédit photos : Photo Aerial Photography
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Crédit photos : Photo Aerial Photography

Photo en bandeau : © Fédération du Tourisme du Hainaut


1971, l’année des châteaux

Le château fort se met au diapason de l’année des châteaux en 1971. J’ai retrouvé ce feuillet de présentation avec toutes les activités prévues à l’occasion. Programme alléchant et de qualité d’ailleurs. Du théâtre avec « Hamlet », de la poésie médiévale, une exposition des œuvres de Henry Lejeune, des concerts de musique classique,… Pendant toute la saison, précise le prospectus, des concours de ballonnets sont prévus et les douves, l’enceinte ainsi que la cour intérieure du château sont illuminées.

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Los Angeles Herald : « arrêter le suicide de la race »

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Nous sommes le 23 juin 1905 et le Los Angeles Herald s’intéresse au Goûter matrimonial écaussinnois. Impossible d’imaginer ça aujourd’hui! L’avant-titre a quelque chose de résolument racoleur et de choquant, de faux aussi mais à Los Angeles, qui sait réellement qu’Ecaussinnes est en Belgique et que la Belgique n’est pas la France… « Des filles françaises ont pour projet de juguler le suicide de la race ». L’information reçue par câble télégraphique vient de Bruxelles; elle est datée du 22 juin 1905 et publiée le lendemain. « Suicide de la race »… On n’y allait pas avec le dos de la cuillère, à l’époque.

Wide World Magazine
Félicie Lescut, présidente des goûters 1904 et 1905

Entre 1903 et 1905, le goûter matrimonial se déroule à la Place de la Bassée mais dès 1906, la foule de plus en plus nombreuse contraint les organisateurs à le déplacer vers la Place de la Ronce (Place des Comtes). C’est Félicie Lescut qui préside le goûter 1905, tout comme elle l’a déjà fait, l’année précédente. Un goûter à l’eau, pourrait-on dire, puisqu’il n’arrêtera de pleuvoir et on entendra même le tonnerre gronder.

« La petite ville d’Ecaussinnes dans la province du Hainault (SIC) est déterminée à combattre le suicide la race. Les beaux partis étant très rares dans les parages, les filles à marier ont récemment invité les célibataires du monde entier à un pique-nique monstre. Beaucoup ont accepté l’invitation. Les célibataires ont découvert les lieux pittoresques, ils se sont généreusement divertis et on leur a chanté la sérénade. En soirée, il y a eu un banquet et une procession aux flambeaux et des danses sur les prés du village. Le responsable de l’état civil et ses employés se préparent à présent à publier les bans. »

Le titre a été créé en 1873 et a vécu 116 années. Journal californien aux opinions démocrates, il s’intéresse dans un premier temps aux nouvelles essentiellement locales et aux potins de Hollywood. Mais c’est au 3e goûter matrimonial écaussinnois qu’il s’intéresse à l’aube du XXe siècle. Quelques lignes seulement mais pour un quotidien essentiellement tourné vers le local hollywoodien, cela en dit long sur l’aura de la Cité de l’Amour à cette époque.


Les célibataires piégés, selon l’Arcadian Weekly Gazette

Publié entre 1887 et 1906, l’Arcadian Weekly Gazette du 12 avril 1905 (Newark, New York) consacre une demi-colonne à l’annonce du goûter 1905. Le journaliste remarque avec ironie qu’Ecaussinnes a fait davantage pour les droits de la femme que n’importe quelle législation passée dans le Royaume depuis son existence. « Pourquoi, arguent ces jeunes femmes, dans un pays comme la Belgique où les hommes sont en minorité, n’y aurait-il pas davantage de privilèges féminins ? »

Un club matrimonial féminin invite en Belgique tous les beaux partis à leur fête

Ces jeunes filles en âge de convoler ont donc créé un club matrimonial constitué de 60 membres, poursuit l’auteur de l’article. La question était alors de savoir comment appâter de séduisants jeunes gens. « Au terme d’âpres discussions, les demoiselles d’Ecaussines sont arrivées à la conclusion qu’au pays légendaire du bien-vivre, un banquet serait le moyen le plus approprié pour attirer la jeunesse masculine du district. Les invitations ont par conséquent été envoyées par la présidente du club féminin à 60 jeunes gens célibataires pour les inviter à une fête dans les jardins du club-house. » Selon l’Arcadian, les jeunes gens ont afflué, les uns en automobile ou en calèche et les autres à bicyclette.

Sur le coup de 4 heures, la présidente montre l’exemple en mettant le grappin sur un jeune homme et en le pressant de s’asseoir à l’une des dix tables dressées pour l’occasion. Et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, les 60 Juliette avaient trouvé leurs Roméo. « Le succès de cette aventure amoureuse peut être jugée sur mesure : 14 mariages ont suivi le banquet. Un bal à la belle étoile a clôturé les festivités. Cette danse donnait une dernière occasion aux prétendants timides de choisir une partenaire pour la vie. En réalité, il semble que la plupart des demandes en mariage ont eu lieu pendant ce bal, d’après les informations confidentielles lâchées par la présidente du club. »

La présidente n’a malheureusement pas été avantagé puisque l’article mentionne qu’elle n’a pas trouvé sa moitié, cette année. Désormais organisé, le club donnera lieu à un événement annuel. « La réputation de l’association s’est à présent élargie et depuis la tenue du banquet, les demoiselles ont reçu beaucoup de lettres de célibataires provenant des quatre coins d’Europe et réclamant une invitation pour la fête de l’année prochaine. Les Écaussinnoises sont aussi patriotiques et opposées aux alliances matrimoniales internationales. » Un mot d’ordre semble avoir été lâché : les invités sont triés sur le volet et doivent strictement être des gens du pays. C’est d’ailleurs stipulé sur la liste. Fort heureusement, les mœurs ont évolué et la mixité est aujourd’hui considérée comme une richesse. Les étrangers y sont les bienvenus depuis des décennies.

Nos carrières, jadis les meilleures au monde

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Dessin de Fernand Liénaux

Au début du XXe siècle, il paraît que nos carrières, à savoir celles de la région de Soignies et d’Ecaussinnes sont les meilleures au monde. C’est en tous cas l’avis de Victor Gauthier qui le clame haut et fort dans « Le Centre 1930 » (édité par Chambre de Commerce et d’Industrie du Centre). Si le petit granit est la pierre précieuse du Hainaut, de Mafles à Ligny, c’est dans la région de Soignies, Neufvilles, Ecaussinnes et Marche que cette industrie est la plus florissante.

Dans le Centre, les carrières occupent pas moins de 5000 ouvriers qui extraient près de 200.000 mètres cube de pierres (cela représente grosso modo la bagatelle de 500.000 tonnes). Ce n’est pas par hasard : la qualité de la pierre y est exceptionnelle. Elle a une grande résistance à l’écrasement, une valeur esthétique indéniable ainsi qu’une durée de vie pour ainsi dire infinie en dépit des climats les plus destructeurs.

Pour l’anecdote, en 1930, il faut former le 12 pour appeler les Carrières de Scoufflény.

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Ern. Thill, Bruxelles NELS

Les golden sixties

Tandis que la présentatrice de « Télé Dimanche » est licenciée pour avoir osé montrer ses genoux sur l’ORTF et que le Conseil de Sécurité de l’ONU envoie des casques bleus à Chypre afin de cesser les conflits entre Grecs et Turcs, Ecaussinnes s’apprête à vivre son Goûter matrimonial à la Pentecôte, avec sa présidente, Gilberte Dubrulle. Nous sommes en 1964 et les Carrières de Scoufflény, comme chaque année, font publier l’agenda de l’année, à l’intention de leurs employés.

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Ern. Thill, Bruxelles NELS

À la direction générale, Marius Charon est aux commandes, aux côtés de Freddy Dereume au service technique et de Maurice Van Elsen au service commercial. Le numéro de téléphone ne comporte que cinq chiffres: 420.12 et 420.14. Le siège de Scoufflény, est-il précisé dans l’agenda, « se trouve à 1.500 mètres environ de la Grand-Place d’Ecaussinnes. Pour y parvenir, prendre la route qui part du Château-Fort d’Ecaussinnes-Lalaing et qui longe le chemin de fer de notre raccordement à la gare d’Ecaussinnes-Carrières. »

Une partie du personnel employé des Carrières de Scoufflény (Ph. David Dereume)

On y produit des blocs émincés pour marbrerie, des pierres sciées, des tranches et des seuils, des pierres façonnées pour bâtiments, monuments ou travaux d’art, des pierres polies et des carrelages, des bordures de trottoir, de route et type enterré, des moellons appareillés pour soubassements ou perrés (revêtements en pierres visant à renforcer un remblai, par exemple), des pierrailles pour fonderies et empierrements, de la chaux grasse et encore du concassé.

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Les tarifs pour les diverses productions des Carrières y sont indiqués, et notamment des seuils sciés (voir illustration).

On y précise que plus de 10.000 ouvriers travaillent dans l’industrie de la pierre bleue en Belgique. « La pierre exploitée par les Carrières de Scoufflény est sans contredit, de tous les matériaux, celui qui convient le mieux à notre climat. N’absorbant pas l’eau, elle n’est pas gélive et résiste à toutes les intempéries; sa teinte claire, uniforme, sa texture cristalline sont d’une grande beauté. » Et de surcroît, elle ne nécessite aucun entretien.


Images d’autrefois

Thierry Massin m’a communiqué des photos provenant de la collection de Frantz Dusart d’Ecaussinnes. Je n’ai pas d’information sur le lieu précis ni sur la date mais on peut supposer que ces photos datent des années 1950 ou 1960 (les bords des photos originales sont dentelés). On y voit des travailleurs de la pierre, des cwerleus. Les noms sont mentionnés sur les clichés. [Cliquez sur les photos pour agrandir]

Et la plume crissait sur les pages du cahier

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C’était la cour de récré de l’école du « Petit Village » ainsi qu’on nommait Ecaussinnes-Lalaing

J’avais 8 ans et nous étions au seuil des années 70. Lorsque j’ai exhumé ce vieux cahier de religion et tourné les pages jaunies, des flots de souvenirs m’ont envahie. Pêle-mêle. Car oui. J’ai un âge assez vénérable pour avoir fréquenté l’école dans les années 60.

On allait en classe le samedi matin et je crois me souvenir que nous étions en congé le jeudi. À l’école du Petit Village, les pupitres en bois étaient percés de deux trous pour y placer les petits encrier en porcelaine blanche. Les chaises et les bancs formaient un seul bloc. C’était pratique, on s’y glissait, les chaises ne tombaient pas et leurs pieds ne raclaient pas bruyamment le sol. Ce qui était probablement une bénédiction pour les enseignants. On rangeait soigneusement ses cahiers et ses livres sous le pupitre. Madame inspectait les bancs sans prévenir et gare à celle qui avait négligé l’ordre !

Phoro d’illustration (Image par CLAUDINE BARGETON de Pixabay)

Les deux premières classes de primaire étaient fusionnées et les classes supérieures (3e, 4e, 5e et 6e) se trouvaient dans un autre local. Les filles et les garçons étaient séparés. Il y avait donc deux institutrices pour les fillettes en primaire. Elles enseignaient une partie de la matière à une classe, donnaient un exercice à réaliser, puis passaient à une autre classe selon le même schéma. Nous n’étions pas très nombreuses par classe mais avouez que c’était épuisant pour un seul professeur. Nous étions sages, la plupart du temps car si l’une d’entre nous se risquait à faire preuve d’impertinence, il fallait aller au coin ou se mettre à genoux face au banc de la maîtresse.

Image d’illustration (Image par Noupload de Pixabay)

D’autres souvenirs laissent des empreintes plus tendres dans ma mémoire. Comme le poêle à charbon au milieu de la classe. Au début de l’automne, l’institutrice apportait des châtaignes qu’elle débarrassait de leurs bogues, tout en nous décrivant les caractéristiques du fruit. Elle traçait ensuite des croix sur chaque marron, pour qu’ils n’éclatent pas ; elle les déposait délicatement sur la plaque brûlante et on s’émerveillait de les entendre crépiter, de les regarder frétiller. Je dégustais la châtaigne fumante en songeant que je n’avais jamais goûté quelque chose d’aussi délicieux, d’aussi onctueux et de subtilement sucré.

L’odeur de la gomme arabique et

le frottement de la craie

Chapeau vert à plume et salopette courte

Mes amies s’appelaient Régine et Brigitte. À la récré, je jouais avec elles. On s’inventait des histoires, on jouait à la marelle, on sautait à la corde et il m’arrivait de jouer aux billes avec les garçons, dans l’espoir de gagner les plus grosses billes d’agate chatoyantes. Patrick qui était un peu plus jeune que moi, me tenait fermement la main pendant toute la durée de la récréation. Je pensais que sa maman lui manquait mais je crois qu’il était amoureux de moi. Parfois, je m’adossais contre l’arbre qui nous abritait du soleil et de la pluie, et je rêvais. Tradition oblige, la fin de l’année était ponctuée d’une fancy-fair, l’indispensable fête qui clôture l’année académique en primaire dans les écoles belges. Pendant toute l’année, on préparait un spectacle et les mamans confectionnaient les costumes et les décors. J’avais été danseuse hawaïenne avec un pagne de raphia et une couronne de fleurs en papier crépon. Une année plus tard, mes cheveux courts et mon allure de « garçon manqué » m’avaient valu d’incarner un danseur tyrolien… Ce que j’avais passablement apprécié.

Les cahiers et les manuels scolaires devaient être recouverts, non de plastique mais de papier bleu marine. Certains comportaient une table de multiplication au verso. Sur les murs, il y avait une carte de la Belgique et l’alphabet en lettres manuscrites minuscules et majuscules. J’ai préservé le souvenir du frottement régulier de la craie sur le tableau noir, de l’odeur de la gomme et de celle de la gomme arabique, du crissement tranquille de la plume sur les cahiers lignés et quadrillés, et des gros pâtés d’encre sur le cahier qu’il fallait gratter avec une lame de rasoir pour effacer.

En feuilletant les pages de mon cahier de religion, je suis tombée sur ce devoir. Il s’agissait d’illustrer la leçon. Le soleil était jaune citron, les arbres et les prairies verdoyantes et Abraham brandissait un couteau sombre devant les yeux effarés de son fils. La souffrance était symbolisée par une couronne d’épines, un clou et un martinet.

Je trempais ma plume dans l’encrier avec beaucoup de soin et en tirant la langue, je traçais lentement les lettres en respectant la marge rose et les lignes bleues. La pointe effilée crissait sur le papier. Et puis, je prenais mon buvard vert que je pressais sur ma page avant d’y observer les textes en miroir qui se chevauchaient, s’entremêlaient comme des fils enchevêtrés. Comme une impression de douceur enfantine…


Belle leçon d’amitié

Quand j’ai écrit ces lignes, j’ai tenté de me souvenir des objets, des cartes topographiques, des murs, des détails qui m’entouraient dans la classe et la cour de récréation. J’ai réalisé que peu de choses me sont finalement demeurées en mémoire. Et pourtant, des visages d’enfants émergeaient dans les brumes de mes souvenirs. J’ai retrouvé Régine et Patrick dans les méandres des réseaux sociaux. J’avais perdu de vue Brigitte depuis ces années-là et je me demandais ce qu’elle était devenue.

J’avoue y avoir pensé à plusieurs reprises, mardi passé. Le lendemain matin, Messenger m’alertait d’un message. C’était Brigitte ! Elle n’avait aucune idée que j’avais songé à elle, la veille. Ce texte n’était pas encore publié mais quelque part, quelque chose s’était passé. Brigitte se souvenait bien de moi et tentait de reprendre contact avec moi, le lendemain où j’avais écrit ces mots. Coïncidence ? Télépathie ? Je suis plutôt rationnelle mais je n’écarte aucune hypothèse. Surtout quand l’histoire est belle.

Le Centre de 1930 et le 25e goûter en 1932

L’ombre des Rubens

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Extraits de l’ouvrage de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Centre, « Le Centre archéologique – folklorique – industriel – commercial – artistique » de 1930.

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Follie, de fowya, hêtre en wallon

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Et un chouïa sur Naast

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Le goûter à la mode des années 1930

En 1932, c’est la fraîche Emilie Delfosse qui préside aux destinées du goûter matrimonial, elle rempilera du reste pour une deuxième année. Le Petit Journal du 23 avril 1932 réserve d’ailleurs un encart pour annoncer le prochain goûter matrimonial. Pendant longtemps, les journaux français consacreront d’ailleurs des articles au goûter écaussinnois. Le pavé est en première page, coincé entre un fait divers sanglant et et un article relatif à la politique économique du gouvernement. C’est dire si l’événement était primordial et populaire.

Extrait du Petit Journal du 23 avril 1932

Et l’on pouvait voir bien des couples enlacés (…) valser tendrement »

Rustica, dans son édition du 2 octobre 1932, consacre un peu plus d’une page au folklore écaussinnois, sous la plume de Pierre Lamblin. L’occasion est un peu spéciale, après tout, il s’agit du 25e anniversaire de la manifestation. L’auteur de l’article note que de tout temps, la répartition des deux sexes est mal distribuée. Il y a toujours plus de femmes que d’hommes.

Pour célébrer les joies de l’hymen, Ecaussinnes pavoise et se pare de banderoles : « Cherchez le chemin du cœur », « Aimons, la nature est en fleurs ! »

Si l’ambiance est résolument à la fête, l’auteur de l’article note que les participants paraissent très sérieux sur leur engagement. « Eh bien, je vous affirme qu’une incontestable gravité, une tenue parfaite, ne laissaient pas impressionner. On sentait très nettement que, malgré les plaisanteries et les rires, les couples s’observaient sérieusement et que chacun se disait en aparté : Est-ce celle-ci ? Est-ce celui-là qui fera le bonheur de ma vie ? « 

Un grand bal a clôturé les festivités. Histoire d’apprendre à mieux se connaître aussi et à évaluer les dotes et les situations, observe le journaliste. « Et l’on pouvait voir bien des couples enlacés, un anneau d’accordailles tout neuf au doigt, valser tendrement : une Ecaussinette et son mari qui se sont rencontrés au « goûter » de l’année précédente. »

Des Ecaussinnettes sur le chemin du coeur (image extraite de Rustica)
La Place de la Grande Ronce déborde d’amoureux (image extraite de Rustica)

Promenades au creux du passé d'un village qui fut coquet et coquin…