Pêle-mêle des années 80 (1)

J’ai récupéré une série de négatifs en noir et blanc de diverses manifestations qui se sont déroulées à Ecaussinnes, en 1984. Impossible de me souvenir de la nature de toutes ces activités et encore moins de toutes les personnes qui y figurent. Gageons que certains d’entre vous reconnaîtront l’un ou l’autre. Je vous serai reconnaissante de les identifier dans la section des commentaires. Reste à préciser qu’il se peut que certaines photos soient inversées. Si c’est le cas et que vous l’avez remarqué, veuillez me le signifier en commentaires et je rectifierai la vue. A vous de découvrir ce dont il s’agit et qui y figurent. Il y aura vingt clichés qui seront publiés à raison de cinq par jour. Voici les cinq premières, en espérant que les personnes photographiées pourront, pour la plupart, être identifiées.

Devenir Ecaussinnois dans les années 90

Aider les nouveaux Ecaussinnois à trouver leurs repères

A la fin des années 1990, la commune d’Ecaussinnes offre à ses nouveaux habitants une brochure d’accueil et ça s’appelle tout simplement : « Bienvenue aux Ecaussinnes ». A l’époque, Internet n’a pas encore pénétré dans tous les foyers de la localité et un fascicule détaillant tous les services de la commune arrive bien à point pour prendre ses repères. On y trouve bien entendu toutes les informations communales et les services disponibles. Cette année-là, le Spring Blues Festival est toujours à l’affiche et le discobus de la médiathèque de la Communauté française (comme on disait…) fait une halte tous les samedis sur la Grand Place.

Les Ecaussinnes sont présentés de façon bucolique et sont encore loin d’être en voie d’urbanisation. Ce sont d’ailleurs les richesses offertes par ses paysages « ondulés » et ses « petites fermes groupées autour des villages et des hameaux » qui sont mises en exergue. Le caractère pittoresque, champêtre de la commune est exalté : « (…) devant vous s’ouvre aux yeux la plus grande partie de la vallée de la Sennette. Vous êtes au bord de ce que les géologues appellent la « Faille de Guelenne » et vous voyez, tout au fond, les hameaux de la Dîme, de Combreuil et des Gaudys. »

Au temps du Nopri

Les nombreux encarts publicitaires qui complètent la brochure valent la peine qu’on s’y attarde un peu car certains commerces ont disparu, comme le Nopri de la rue de la Haie, qui héberge aujourd’hui une autre grande surface.

Le Casino du temps où il était une salle de réception

Ou encore le Casino situé sur la Place des Comtes et qui était à l’origine un cinéma du même nom. Si mes souvenirs sont exacts, la salle a également accueilli un club de fitness et antérieurement, c’était un magasin de jouets.

Et puis, il fut un temps où l’établissement face au château fort sur la Place des Comtes s’appelait « Le Relais de la Ronce » dont la spécialité était la crêpe, sucrée ou salée.

Ironie suprême : Ecaussinnes, petit village bordé de nature avait plusieurs banques encore, dans les années 90. Il n’y avait pas moins de trois pubs pour des banques à Ecaussinnes ! Incroyable mais vrai.

Chromos saga : du côté de chez soi

Si les chromos sont les instruments publicitaires efficaces dès le XIXe siècle, on en retrouvait encore assez souvent à la fin du XXe siècle mais le vent a tourné depuis et les enfants ont délaissé ce genre d’occupation. En 1992, les établissements Battard publient un album signé Pierre Battard, livre qui s’intéresse aux traditions, à la petite histoire ainsi qu’au folklore des quatre coins du Hainaut : « Du côté de chez nous. Histoire, folklore et anecdotes » qui m’a gentiment été communiqué par Michel Desanthoine. Si cet ouvrage a d’évidentes visées culturelles, il s’agissait également d’y coller les images que le magasin offrait à ses clients au terme de ses achats. Ces chromos avaient la particularité d’être dans les tons sépia. Pierre Battard annonçait, en prélude, que ce livre avait pour vocation de replonger dans notre histoire et de nous la réapproprier. « Pour que ce qui nous entoure et ce que nous n’apercevons plus reprennent force, pour mieux enraciner notre présent. »

« Gai, gai, marions-nous ! »

Extrait de l’album « Du côté de chez nous »

Devinez de quelle localité on parle… Oui, vous avez bien vu. On y parle d’Ecaussinnes et son incontournable goûter matrimonial mais aussi des objets qu’on pouvait découvrir au musée de la vie locale. Depuis ses origines, le goûter obéit toujours aux mêmes rites et la journée se déroule toujours selon un schéma identique, relève l’auteur de l’ouvrage. A l’époque, les goûters matrimoniaux de Ronquières et Trazegnies étaient toujours bien vivaces et Ecaussinnes leur avait servi de modèle. Organisé par les célibataires repentants à Ronquières et par l’association des commerçants à Trazegnies, le goûter matrimonial célèbre l’éternel retour de l’amour et les vertus de l’union.

Extrait de l’album « Du côté de chez nous »

Dans les années 90, l’ancien musée de la vie locale regorgeait de curiosités relatives à l’histoire d’Ecaussinnes. On pouvait ainsi y voir la toute première affiche du goûter et d’autres éditions, comme celle de 1913 qui est divisée en deux scènes : avant, les célibataires frétillants se placent à la queue-leu-leu ; après, les jeunes hommes élégants ont au bras des demoiselles aux joues empourprées.

Extrait de l’album « Du côté de chez nous »

Il n’y a pas que des souvenirs liés au goûter, pointe le livre de Pierre Battard : « des traces de catholicisme parsèment le musé comme ce livre de piété offert en prix le 25 août 1796 à François Urbain Vanneck ou cette cuillère à encens de 1619. » Des objets hétéroclites abondent et témoignent de tranches de vie écaussinnoise. Pêle-mêle : le drapeau d’une société de tir à l’arc de 1836, le tableau de l’adoration des bergers du XVIIe siècle, les fragments d’un pieu de bois venu des fondations du premier château d’Henripont au XIIIe siècle, une pointe de flèche du néolithique, des morceaux de pipes hollandaises du XVIIe siècle, des pots à onguents en grès de Raeren ayant appartenu à une pharmacie, des canifs sculptés par Gustave Surlereau en 14/18… et le guidon de la bicyclette d’Omer Mahy, notre champion cycliste revenu 31e au classement général du Tour de France 1927. On peut dire que ça roulait à Ecaussinnes, dans ces années-là…

Rites amoureux en 1935

Goûter matrimonial écaussinnois (« Les Dimanches de la femme », supplément de la « Mode du jour » du 14 juillet 1935)
Oberholster Venita from Pixabay

Si le goûter matrimonial écaussinnois est une manifestation unique dans son concept, l’Amour est célébré partout dans le monde, avec des variantes folkloriques locales. Un journal australien (« Alexandra and Yea Standard and Yarck, Gobur, Thornton and Acheron Express ») évoque, dans son édition du 5 juillet 1935, le goûter écaussinnois et d’autres coutumes exaltant les vertus de l’Amour en Suisse, en Tunisie ou en Angleterre.

« Le marché ou la foire au mariage qui s’est récemment tenue à Ecaussines, Belgique a beaucoup d’équivalents ailleurs. » Dans certains cantons suisses, on célèbre la « Fête des Colliers de Fleurs ». Chaque fille nubile porte une couronne de fleurs sur le front et tient en main un petit bouquet noué avec un ruban multicolore. Si un jeune homme est attiré par une demoiselle, il cueille une fleur dans son bouquet. Elle fait semblant de ne rien remarquer mais si l’attirance est réciproque, lorsque les festivités prennent fin à l’aube, elle attache le bouquet à la clenche de la porte du chalet qu’il habite, ou le lance par la fenêtre dans sa chambre à coucher.

Marcelle Delfosse, présidente du goûter en 1935

Deux fois l’an (au printemps et en automne), le marché du mariage de Tunis rassemble des centaines de filles, chacune munie de sa dot en argent et en bijoux. Elles portent autour de la taille une ceinture en or symbolisant la virginité ainsi qu’un poignard dégainé. Quand un prétendant le lui enlève gentiment et puis, le lui remet, cela signifie qu’une demande en mariage lui a été présentée.

Une autre coutume est encore plus belle chez les jeunes filles de l’île d’Oléron qui se rassemblent sur la place du marché. Chacune porte une lampe allumée, symbole de la fidélité conjugale. Si un jeune homme éprouve des sentiments pour l’une de ces demoiselles, il souffle la flamme et éteint la lampe. La fille la rallume quand elle n’est pas intéressée et si elle la laisse ainsi, ça veut dire qu’elle encourage le garçon dans ses ardeurs.

Il existe aussi des foires similaires en Angleterre. L’une de celles-ci a été organisée à St Martha’s Hill à Surrey, chaque vendredi saint, et a perduré des siècles. Les marchés du mariage existent, en effet en Angleterre, depuis le XVIe siècle. Une coutume surprenante a ainsi été mise en exergue dans le film « Les grandes vacances » avec Louis de Funès : le village de Gretna Green en Ecosse est effectivement réputé pour la possibilité qu’il offrait aux mineurs de se marier sans le consentement des parents. Chaque année, 5000 mariages y sont célébrés selon un cérémonial rocambolesque.

Un mariage à Gretna Green, en trois cartes postales, Oilette de Raphael Tuck , début XXe siècle (via wikipedia)

C’est la tradition écaussinnoise qui impressionne toutefois le supplément de « La Mode du Jour », « Les Dimanches de la Femme » du 14 juillet 1935. Les foires aux amoureux n’existent plus en France, raison pour laquelle le goûter matrimonial écaussinnois est d’autant plus fascinant outre-Quiévrain. « Le mariage ! n’est-ce pas là le but de la vie ? » On est encore loin de l’émancipation de la femme, dans les années 30. Les charmes du petit village en liesse sont exaltés : « Les rues sont pavoisées, on passe sous des arcs de triomphe fleuris, les cabarets ne désemplissent pas et, de tous côtés, pick-up, accordéons, T.S.F. déversent des flots d’harmonie. »

Les mastelles et les tasses de chicorée proposées ce jour-là demeurent un mystère pour la plupart des journalistes étrangers : « c’est là que jeunes gens et jeunes filles font connaissance en dégustant les toasts et le moka à la chicorée dans les tasses que chacun emportera en souvenir de ce beau jour. »

L’article est signé par une femme, Suzy Mathis et pourtant, elle est loin d’être une féministe convaincue : « Ne croyez pas que cette foire aux amoureux soit simplement un prétexte à amusement : les jeunes filles d’Ecaussines sont sages et font de bonnes épouses et de bonnes mères. Depuis l’après-guerre, pas une seule mariée du goûter matrimonial d’Ecaussines n’a divorcé ! N’est-ce pas là la plus belle consécration de cette coutume pittoresque et gaie, pour la plus loyale des causes ? » Les mentalités ont évolué. Fort heureusement. Je me vois mal dans un monde où les jeunes filles sages grandissent pour devenir de bonnes mères et épouses… C’est tellement réducteur. Il n’y a pas de limites à ce qu’une femme peut réaliser mais ça, on l’ignorait encore en 1935.

En 1934, Mouren dans le Morbihan (Bretagne) a ressuscité une antique coutume locale : « la foire aux garçons » qui était tombée en désuétude a été ravivée. L’événement a lieu le premier dimanche de juin et convie les aspirants au mariage. Tout le monde est sur son trente-et-un et après la messe, les jeunes hommes se réunissent sur la place de l’Eglise pour attendre « les jeunes filles qui ont la vocation du mariage. Ce sont elles qui commandent ce jour-là, (…) »

« En tout temps, aux confins du Morbihan et du Finistère, la petite ville de Mouren offre le spectacle de sa vieille église du XIVe siècle, de ses vieilles maisons, on y voit, en pleine lande, à 800 mètres, un dolmen, une « Grotte aux Fées » (NDLR Tiens, tiens ! ça me fait songer à quelque chose) puis, un peu plus loin, une belle forêt de 400 hectares. » Toutes ces coutumes ont vraisemblablement disparu aujourd’hui et seul subsiste le goûter matrimonial d’Ecaussinnes, dont l’originalité et l’authenticité ont su préserver l’attrait.

Goûters des 70s : 2 fêtes pour le prix d’1 ! (2)

Les années 70 verront, à côté du goûter matrimonial officiel, l’apparition d’un goûter « off » fourré de poésie, sous la houlette de Henry Lejeune et d’un certain Julos Beaucarne qui ont l’insolence de croire que la poésie et le populaire peuvent faire bon ménage…

La présidente Martine Brismé et ses demoiselles d’honneur (« L’Echo du Centre » du 13 juin 1973)
Martine Brismé (1973)

En 1973, la présidente s’appelle Martine Brismé et ses demoiselles d’honneur, Chantal Mercier, Alerte Beckers, Joëlle Tant et Solange Boucher. C’est dans la grande salle de l’administration communale rénovée et rehaussée des fusains de Jules Regner, que commence la journée qui se poursuit de façon traditionnelle. Il y a près de cent inscrits en tant que candidats au mariage, dont un Britannique et un Allemand. Dans certains journaux, on voit d’un oeil critique la « criée » publique qui vaut à certain.e.s l’humiliation : des « belles » filles ne se présentent pas quand on leur propose des garçons au physique peu avantageux… et parfois, des garçons se débinent lorsque la fille ne correspond pas à leur phantasme.

La réception matinale à la maison communale (« L’Echo du Centre » du 13 juin 1973)

En soirée, Jean-François Michaël se produit sur la scène de la Place des Comtes. C’est un chanteur à succès depuis 1968, année durant laquelle il interprète un tube qui s’écoulera à plus de 5 millions d’exemplaires, « Adieu jolie Candy ». Le titre a été composé par Michel Berger. Le goûter se repose désormais sur une tête d’affiche. On vise à rentabiliser une manifestation qui semble ne plus se suffire à elle-même.

Deux goûters, deux visions différentes

Luc Honorez dans « Le Soir » du 21 juin 1973 résume parfaitement le dilemme : « Il y a deux goûters à Ecaussinnes. Le premier qui se répète pour la soixantième fois. Il a une saveur de poésie caramélisée. C’est le repas d’un Eros un peu fatigué, qui se perd dans les dancings de l’endroit où jour, parfois, une merveilleuse viole électrique… Et puis, il y a le goûter « off ». Celui de ce grand « braque » d’Henry Lejeune, un peintre du Hainaut, qui fait renaître les oiseaux de Jérôme Bosch et rêve, la nuit, du poète Achille Chavée, qui vous fait des tartes d’un mètre de diamètre, les place au bord de la Sennette (cette vieille fille aquatique d’Ecaussinnes), instaure une expositions de vieux outils régionaux, pend sur une corde des tableaux et des poèmes, et invite des gens comme Julos Beaucarne. »

Cette année-là, Henry Lejeune propose une hygiénique « lessive poétique » sur les rives de la Sennette. L’année d’après, il injecte encore des bouffées de fraîcheur en organisant un « goûter déraciné ». Il veut un retour aux sources et nargue un goûter qui a perdu son âme et qui ressemble sans doute trop à une grosse kermesse. Alors Henry Lejeune combine poésie et populaire. Histoire de se rebiffer contre l’aspect commercial du goûter, il offre gratuitement un goûter où se produira le chanteur hollandais Dick Annegarn, l’étourdissant interprète de « Bruxelles ».

Sylvia Nicaise (1974)

Dans le premier numéro du « Déraciné », publié en avril 1974, Henry Lejeune ne mâche pas ses mots au sujet du programme du goûter matrimonial : « Le grand prix du rire à l’unanimité au comité du goûter matrimonial d’Ecaussinnes qui a choisi – sans rire – Christian Vidal de préférence à… François Béranger. Puissent-ils pendant de longues années encore faire rire d’Ecaussinnes et de son goûter… »

Sur la Place Wargnies, il y a Dick Annegarn, les Zunana Plankets (c’est du folk wallon), des tartes immenses, des copains à la pelle et un bal aux lampions avec la collaboration des habitants du quartier. Ce sont des bénévoles qui oeuvrent pour plus authenticité, plus de simplicité, plus de qualité. La remarque est cinglante mais pertinente : « Le bal des supporters du football club de Neufvilles (petit village près de Soignies) sera « animé » le 16 mai par Christian Vidal, comme le goûter matrimonial d’Ecaussinnes mais pas au même prix », lit-on dans « Le Déraciné » un peu dépité et très ironique. « La 3e manifestation folklorique belge atteint donc tout doucement le niveau des bals supporters de nos campagnes avec pourtant l’honneur de payer sa vedette près du double des autres. C’est trop d’honneur ; vraiment nous estons fiers d’esses Scaussinous. » On s’en remémore sur « T’es un vrai Ecaussinnois si… », au travers de photos et d’un message postés par la fille de l’artiste, Nadine Lejeune.

Stone & Charden (gettyimages.be)

Et pendant ce temps-là, le gérant de « La Grange du Château » entre en concurrence directe avec le concert présenté sur le podium face au château fort. Il parie sur des artistes populaires à gros calibre qui marquent l’actualité musicale à cette époque. Un chapiteau est établi sur le parking de l’établissement. Frédéric François y donnera un récital. Une autre fois, ce sera le couple star Stone et Charden (« L’Avventura ») qui chantera sous la toile, sans grande passion. Je me souviens avoir vu Stone, la mine froissée, se diriger avec son mari vers le chapiteau. Elle n’était vraisemblablement pas heureuse de chanter dans de telles conditions. Par contre, les Martin Circus arrivés en camionnette dans l’allée du parking, paraissaient drôlement sympas et me lançaient des bonjours et des signes au-dessus de la haie du jardin. L’initiative n’a pas duré, c’était financièrement trop risqué pour un privé. La viole a pris le relais.

Les Martin Circus, un look souvent improbable mais une musique taillée pour s’éclater (gettyimages.be)

Retour aux fondamentaux

Fabienne Renard (1978)

En 1978, on veut revenir aux fondamentaux et on mise sur une participation locale plus importante. C’est Fabienne Renard qui est élue présidente et ses demoiselles d’honneur s’appellent : Marie-Ange De Henau, Angela Dorotei, Ghislaine Brismé et Béatrice Locq. A l’époque, l’élection valait aux demoiselles de belles récompenses, dot des voyages à l’étranger. Si les groupes étrangers sont toujours invités, la présence des mouvements locaux est massive : Adesa, chars des Amis de la Nature, de la Fédération francophones des Handicapés d’Ecaussinnes, du roi Gambrinus entouré de ses disciples de l’Oberbayern marchois, de l’Amicale cyclotouriste écaussinnoise, du club cycliste La Roue d’Or, du Royal Football Club écaussinnois, des Pourchas Stampès du café Le Central, sans oublier bien sûr la fanfare et le géant Tur Pouillart !

Extrait de « L’Echo du Centre » du 24 avril 1978

La manifestation se voit étoffée. Ainsi, on fait coïncider la kermesse Saint-Servais avec le goûter. Et on prévoit entre autres course cycliste et ascension d’une montgolfières. En vedette, Gianni Mazzano (anciennement connu sous le nom de Claude Michel) animera le podium dès 18 heures. Désormais, le goûter veut briller à l’extérieur et s’appuie sur ses ambassadrices qui ne servent plus uniquement les festivités du goûter. La présidente et ses demoiselles sont invitées à participer à des manifestations tout au long de l’année. Bon an mal an, le goûter matrimonial d’Ecaussinnes a tout de même résisté à l’épreuve du temps et pour cela seulement, il mérite l’admiration. Les rencontres se font depuis belle lurette sur Internet et pourtant, des romantiques, des chercheurs d’aventures d’un jour ou de toujours convergent encore à Ecaussinnes. Et ce depuis bientôt 120 ans !

Extrait du Publi-Rapport

Promenades au creux du passé d'un village coquet et coquin…